Jeu04242014

Last updateMar, 22 Avr 2014 5pm

Retour inquiétant des délestages d’électricité au Cameroun




Les coupures d’électricité sont récurrentes au Cameroun depuis le début de la saison sèche pour cause d’étiage, explique une source proche du Secteur interconnecté Sud (SIS) qui concentre l’essentiel d’activités économiques et industrielles et administratives du pays, puisque couvrant notamment la métropole économique Douala et la capitale Yaoundé.

Malgré des investissements réalisés ces dernières années par la firme américano-camerounaise AES-SONEL chargée de la production, du transport, de la distribution et de la commercialisation de l’énergie électrique, le problème est loin d’être résolu.

Une situation qui perturbe énormément les activités, c’est le cas du secteur des promoteurs des cybers cafés, des bureautiques et des photocopieurs qui se plaignent du « déclin » de leurs activités.

« Le manque à gagner est énorme à cause des multiples et longues coupures d’électricité. Nous n’arrivons pas à travailler convenablement, et comme vous savez, un cyber café ne peut fonctionner que s’il y a l’électricité », a expliqué un promoteur de cyber café installé non loin de l’université de Douala.

D’après des témoignages, les délestages ont fait chuter plus de 50 pour cent d’activités ces dernières semaines, puisque les recettes journalières d’ordinaires qui se situent autour de 50 000 francs CFA se retrouveraient à 30 000 francs CFA voire 20 000 francs CFA.

« Chaque année, à la même période de l’année, nous subissons les mêmes désagréments. Nous n’avons pas des moyens pour nous équiper en groupes électrogènes. Encore même en achetant des groupes électrogènes, c’est toujours une autre source de dépense », a indiqué un gérant d’une bureautique.

AES SONEL a déclaré avoir investi ces dernières années, près de 400 milliards de francs CFA pour la réhabilitation et la construction des nouvelles infrastructures, en l’occurrence, la construction des centrales thermiques, ce qui aurait fait passer la capacité de production du pays à 1000 MW.

Si à Douala et Yaoundé, les coupures d’électricité durent en moyenne quatre à six heures, dans d’autres localités des pays, notamment dans les zones rurales, des témoignages concordants rapportent que les coupures d’électricité peuvent durer jusqu’à trois jours d’affilé, sinon plus, causant d’énormes désagréments aux populations.




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