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Mer, Nov

Politique
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L’opposant Maurice Kamto, qui revendique la victoire au scrutin présidentiel, a été arrêté à Yaoundé mardi 6 novembre, jour de la prestation de serment de Paul Biya pour un septième mandat. Il est actuellement dans sa résidence de Yaoundé, empêché d'en sortir par un dispositif policier.

Maurice Kamto, candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à la présidentielle du 7 octobre dernier, a été arrêté au Rond-Point Nlongkak, non loin de son QG de campagne à Yaoundé, mardi 6 novembre en fin de matinée.

Retenu à son domicile

Selon des informations recoupées par Jeune Afrique auprès de son entourage et de sources policières, il a été interpellé par des éléments de la police, en faction depuis le matin près de l’esplanade du Stade Omnisports, où le président du MRC avait annoncé sa volonté de tenir un meeting ce mardi. Des éléments de la gendarmerie étaient également présents.

Selon un proche de Maurice Kamto, présent à ses côtés, le leader du MRC est retenu à son domicile. Des éléments des forces de sécurité – une cinquantaine, selon nos sources – empêchent toute entrée ou sortie. Selon cette source, jointe par Jeune Afrique peu après 13 h GMT, Maurice Kamto était en discussion avec les policiers présents, exigeant de se voir présenter les raisons de son interdiction de sortie.

Christian Penda Ekoka et Alain Fogué, deux cadres du parti, sont présents avec Maurice Kamto à sa résidence. Selon une source au sein du MRC, plusieurs autres cadres du parti ont également été arrêtés.

Maurice Kamto ne reconnaît pas la victoire de Paul Biya

Maurice Kamto se trouvait avec plusieurs dizaines de militants à un rassemblement pour protester contrela prestation de serment de Paul Biya, 85 ans, qui entame son septième mandat présidentiel.

Arrivé derrière Paul Biya, avec 14,23% des voix selon les chiffres officiels, Maurice Kamto avait proclamé sa victoire dès le lendemain du scrutin. Dimanche, déjà, 38 militants du MRC avaient été arrêtés à Bafoussam alors qu’ils participaient à une marche pacifique contre ce qu’ils considèrent comme un « hold-up électoral ».

JeuneAfrique.com

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