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Mer, Mai

Opération épervier
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Deux mois après avoir dénoncé le zèle de ce dernier, le détenu a déposé une plainte au ministère de la Défense.

L'incident du 18 septembre dernier entre Thierry Michel Atangana et le gendarme assigné à sa garde, le lieutenant Bouen, est loin d'être clos. Car, ce jour là, non seulement on avait annoncé au prisonnier la limitation des heures de visite à 18h, «sous le fallacieux prétexte qu'il recevait des visites au-delà de cette heure; limitation du nombre de visites à quatre et perturbation de la liberté de culte» selon ses proches; mais aussi qu'il avait été physiquement brutalisé par son geôlier. 

 

Après avoir observé 34 jours de grève, Thierry Michel Atangana a porté plainte contre le lieutenant Bouen au ministère de la Défense (Mindef, avec comme principal chef d'accusation:(brutalisation). L'audience de cette affaire devrait avoir lieu dans la semaine, entre mardi et mercredi. Pour cet autre procès, cette fois devant le tribunal militaire, de nouveaux hommes de loi accompagneront le détenu. 

Par ailleurs, l'ambassade de France, qui suit de très près le déroulement du procès de Thierry Michel Atangana, tout en ayant un regard sur ses conditions carcérales, s'appesantira sur cette autre affaire. D'autant plus que depuis le 18 septembre dernier, le lieutenant s'assure qu'au-delà de 18 h, le prisonnier ne reçoit plus de visite. Pourtant, son conseil avait clairement indiqué: «le Sed n'est en rien concerné par cette situation». Car, précise le conseil du prisonnier, «le directeur central de la coordination (Dec) nous indiquait après consultation du chef de service central des recherches judiciaires lors de notre entretien le 18 septembre 2013 à 12h, qu'aucune consigne n'avait été donnée par la hiérarchie concernant Sieur Atangana Abega». 

Déjà, dans les couloirs du ministère de la Défense, il se murmure que le lieutenant ainsi incriminé sera bientôt affecté dans une autre unité. L'idée ici serait d'éviter une tension supplémentaire entre les deux hommes et éventuellement les autorités françaises en poste à Yaoundé et qui n'auraient pas l'intention de laisser les choses se faire.

© Mutations : PRISCILLE G. MOADOUGOU

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