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Mer, Nov

Kongossa
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comme ses protégés qu’il promeut dans son émission « Délire ». Le nom de Foly Dirane est déjà une curiosité. Une anagramme de son prénom, Adrien, a généré Dirane. L’autre partie de ce nom curieux est simplement une fantaisie de la douce folie qui a toujours habité Foly. Le visage poupon des débuts à la télé a pris quelques rides. L’abondante chevelure ondulée, jadis noire de jais, est désormais clairsemée de cheveux blancs. Et pourtant, malgré les traces traitresses du temps qui passe, il est très hasardeux de donner un âge à Foly Dirane. Ce d’autant plus que lui-même entretient doctement un secret sur la question. La plastique particulièrement avenante de ce dandy a partiellement aidé à bâtir sa réputation, un tantinet sulfureuse. Volontiers séducteur, Foly connaît un certain succès auprès de la gent féminine. Mais, il a aussi essuyé quelques revers avec ses dulcinées. Par deux fois, il a dû divorcer, victime de ce qu’il considère comme « l’incompréhension » de ses compagnes de l’époque. Des histoires dont il n’aime pas parler, tant elles lui rappellent des souvenirs douloureux. Il préfère vivre dorénavant au présent, croquant la vie à belles dents, auprès de sa nouvelle famille recomposée. « J’ai échappé à la mort, et grâce à Dieu, j’ai retrouvé une certaine sérénité auprès de ma femme Tatiana », se plaît-il à raconter à ses interlocuteurs. Mais, loin de ses infortunes d’alcôve, c’est à la télé que Foly a écrit les plus belles pages de sa vie.

« Guinness spot »
L’insouciance actuelle de Foly Dirane n’est pas tombée de la dernière pluie. Elle l’a toujours suivie, comme une ombre : quand tout allait mal à Yaoundé, où l’étudiant en droit s’était brouillé avec ses études ; à Bangangté où il s’était réfugié, dispensant des cours de français au collège privé Saint-Beuve, dans l’attente d’un hypothétique voyage en France, que sa mère lui avait promis ; ou encore à Douala où le prof du collège Inteq arrondissait ses fins de mois difficiles en écumant les clubs privés, les restaurants et autres fêtes populaires, à la recherche d’une pitance journalière, mais aussi à la poursuite de son destin. Le « Guinness spot » était tenu par Manfred Epoh, un ancien « Mbengusite », qui recevait parfois des clients prestigieux. On  y faisait parfois des rencontres intéressantes. C’est là que Foly ira proposer ses services de présentateur. Le propriétaire sera hésitant. Mais la témérité de Foly, et surtout son talent auront raison des appréhensions du propriétaire. Amateur de musique baroque, il avait ouvert ses portes à quelques musiciens de variétés musicales de l’époque : Ayissi Leduc, Messi Martin, Ottou Marcellin... Le dernier venait de remporter le prix Découvertes de Radio France Internationale en 1981. De la manière dont il a été présenté par Foly, il a failli avaler sa guitare. « Je prenais la peine de me documenter et de m’informer sur l’artiste avant de le présenter, et c’est toute la différence que j’apportais à la manière de présenter les musiciens qui devaient passer sur le podium », confie-t-il. Toujours est-il que Foly avait « tapé » dans l’œil du propriétaire du « Guinness spot ». Qui lui a proposé un contrat dans la foulée. De bouche à oreille, la notoriété de ce jeune ambitieux se répandra comme traînée de poudre. Au point de dépasser les limites de Bessengué  où Foly louait une chambre pour 7000 francs. « La Madrague » était un restaurant huppé de Bonapriso. Monsieur Sauveur, le bien nommé, venait de perdre son présentateur attitré, un expatrié, comme lui-même, arrivé en fin de séjour au Cameroun. Un employé qui se risqua à une indiscrétion face au problème qui embêtait son patron lui proposa un présentateur qu’il avait vu en action au Guinness spot. « C’était la première fois que j’ai été confronté à un choix. La Madrague était pour moi un rêve inaccessible. La clientèle était bien plus sélecte que celle du Guinness Spot. Je ne m’imaginais pas qu’on pût avoir besoin de moi dans un endroit comme celui-là », se rappelle le présentateur. Foly avait réussi à jongler dans cet agenda qui s’était subitement chargé de sollicitations multiples et pressantes. C’était la rançon de la gloire d’un saltimbanque, obligé de courir pour gagner son pain. Une vie de saltimbanque qui s’est accélérée un jour de juin  1987.

Dispense d’âge
Denise Epoté et Eric Chinjé, journalistes et présentateurs vedettes du journal à la Ctv, sont de passage à Douala, pour l’enregistrement d’une émission de musique classique au cinéma La Concorde. Foly Dirane officie en tant que présentateur de la cérémonie. Les deux autres seront impressionnés par la prestation de ce jeune premier. En réalité, ce sont deux vieilles connaissances, du temps où Foly Dirane, alors connu sous le nom de Tafen Veyreton Adrien, n’était encore que pensionnaire au lycée général Leclerc de Yaoundé. Le souvenir est lointain, dans les années 70, mais Foly compte déjà à son actif des faits d’armes qui parlent pour lui.  L’élève Tafen a dû bénéficier d’une dispense d’âge pour se présenter au concours d’entrée en sixième. L’élève de l’école Sacré-Cœur de Mokolo n’avait que neuf ans. Plus tard, l’élève, passionné de belles lettres deviendra le présentateur patenté des surprises parties des quartiers Madagascar, Mokolo, Carrière et Nkomkana à Yaoundé. Foly présentera l’anniversaire d’Eric Chinjé. Avec un succès réel que le journaliste n’a pas oublié. A la fin de l’enregistrement de l’émission à Douala, Foly renouera contact avec ces anciennes connaissances qui lui seront d’une utilité certaine pour son recrutement à la télévision, dès le mois d’août suivant. La suite est un rêve éveillé.

Débarqué de Tam-tam weekend
Deux mois seulement après son recrutement à la télévision, Foly fera montre d’une créativité débordante. Se servant généreusement d’une élocution facile, parlant facilement l’anglais et le français, il battra le record de présenter trois émissions. « Danse Cameroon Dance », programme de 30 minutes, diffusé de 1987 à 1989, était un concours de danse entre trois couples, arbitré par un jury de trois membres, qui délibèrent sur l’extrait d’une même chanson, dont le vidéoclip était proposé comme support d’évaluation. « Cocktail aux décibels »,  programme de 30 minutes, diffusé quant à lui, de 1987 à 1990 était une émission de variétés musicales, entrecoupée d’un intermède comique, était présenté en duo avec Véronique Monique Ma’a. « Inter-collèges », jeu télévisé opposant deux établissements d’enseignement secondaire, a été diffusé de 1989 à 1991.D’autres programmes suivront. « V comme vedette », de 1989 à 199; « Music train », 1991 ; « Grand sport », 1993 ; « Le quizz du succès », de 1993 à 1994 ; « Millionnaire », 1994 ; « Nous nous King », de 1997 à 1999. Une présence sur le petit écran qui avait fait de Foly une star, au propre et au figuré. Il était désormais reconnu dans la rue, assailli par des fans extasiés de ses joutes oratoires et circonvolutions verbales. La radio n’avait pas échappé à la boulimie du présentateur. Le présentateur planait littéralement. Au point d’en avoir parfois le vertige. Et de susciter des jalousies. La première alerte viendra un jour de son « débarquement » de « Tam-tam weekend ».  Le grand magazine dominical de la Crtv, 120 minutes de reportages, des vox-pop, des variétés musicales avec un plein d’invités, avait été présenté en compagnie de Rose Mbole Epié. Le duo avait un franc succès. « Un matin, en venant pour la présentation de l’émission, j’ai trouvé quelqu’un qu’on maquillait en studio », se rappelle Foly. « Sans note de service, j’ai été remplacé sur le plateau de Tam-tam Weekend, sans manière, alors qu’une note de service, à l’instar de celle qui m’y avait affecté aurait été la manière la plus élégante de me débarquer du plateau de l’émission », se désole le présentateur, amer. C’est le début de la traversée du désert.

Mercenaires rouges
Le « grand Foly » est redescendu sur terre. Il se contente désormais de quelques prestations fugaces à la radio. Dès 1988 déjà, Foly présente « Sacré mercredi ». Le programme de 120 minutes sur le poste national de la Crtv est fait de variétés musicales. Il a permis de découvrir des animateurs de talent. Moïse Bangtéké, Nadine Patricia Mengue, Léonard Chatelin, Diop, ont fourbi leurs premières armes sous la férule de Foly Dirane, devenu Chef de chaîne adjoint de la FM 94 entre 1991 et 1996. De 1991 à 1994, Foly présente sur la Fm 94 “Etincelle”. Le programme est un jeu radiophonique qui met en scène un établissement scolaire, qui devra faire montre de sa culture générale. Le programme de 120 minutes a fait permis de découvrir de jeunes humoristes à l’instar de Kaïsers. De 1991 à 1995, Foly présente « Les insolites ». L’émission est un concentré de blagues et autres histoires drôles, racontées par le talent du présentateur. Pour justifier l’humour , parfois noir dont Fe présentateur fait abondamment usage dans le programme, Foly déclare que « Le rire est la solution radicale contre la neurasthénie, le remède idéal contre l’apathie, le traitement phénoménal contre l’ennui, le clin d’œil amical contre la mélancolie, la panacée géniale qui colorie la vie ». Ouf ! Pickso Black réussira la prouesse de pasticher à la perfection Foly. Des rumeurs sur son licenciement avaient circulé dans la capitale. Les auditeurs de Radio Télévision Siantou se méprenaient sur la voix du présentateur. La hiérarchie à la Crtv, qui commençait à «chercher les poux » sur la tête de Foly commettra un huissier pour prendre le présentateur sur le fait. L’huissier fabriquera un faux manifeste pour le confondre. Mais Foly avait un alibi en béton. L’huissier sera condamné à une peine de prison. La voix de Foly à la RTS était bel et bien celle de Pickso Black.

John Travolta
La plupart des émissions présentées par Foly Dirane ont été suspendues. Emportant une grosse partie des illusions de leur présentateur qui semble se tourner les pouces. Heureusement, lui continue de trouver de la ressource pour ne pas se laisser emporter par la même bourrasque qui a balayé ses émissions. Son élixir, c’est le délire hebdomadaire auquel il se livre. En compagnie de ses jeunes poulains « Les mercenaires rouges », il retrouve la joie de vivre de ses années de gloire. Il produit, avec les moyens du bord, Délire. L’émission est en passe de battre les records de longévité. Même s’il pense sérieusement à quitter la scène, pour se retrouver de l’autre côté. Foly s’est investi dans la chanson. Il a été lauréat de la chanson lors du concours national organisé par le ministère de l’Information et de la culture en 1983. « Adieu la corruption »,  un hymne bilingue au Renouveau a reçu le quatrième prix. D’autres projets musicaux ont vu le jour. 1988, « Différence » ; 1999, «Crise de Foly» ; 2003, «Yeye Yo», des compositions personnelles. Mais aussi, des productions de son ancienne compagne, Jacky Biho, rencontrée sur le podium de « Délire ». Mais c’est dans le monde des images que Foly Dirane compte définitivement se reconvertir. L’électrochoc provoqué par « Grease » de John Travolta l’a incité à écrire « Makossa fever». Le scénario sera présenté à Alphonse Beni, la star du cinéma camerounais de l’époque, en 1979. En 1994, l’envie du cinéma va devenir pressante. Foly se présentera au concours organisé par la West Deutsche Rundfunk de Cologne en Allemagne. Il recevra le 3ème prix. En 2000, il rééditera l’exploit au  en se classant 3ème lors du concours de scénarii Matila. En 2009, Foly sera l’un des lauréats de l’opération « 7 jours pour un film », un concours de scénarii organisé en marge du festival Ecrans noirs.

Cv

Nom
: Tafen Vereyton Adrien Foly Dirane
Né à Bafoussam
CEPE à l’école primaire du Sacré-coeur de Mokolo
Baccalauréat au lycée général Leclerc

Marié, père de 10 enfants et grand-père de deux petits-enfants
J’aime tout ce qui est sucré, c’est pourquoi je ne bois pas de la bière, parce qu’elle est amère

Je déteste le tribalisme et toutes les formes de jalousie
J’aime écouter Lady ponce, pour moi, c’est la chanteuse du siècle au Cameroun, Francis Cabrel, et Cyrille Effala, pour la poésie que dégage leur musique.
J’ai telle ment aimé Grease  de John Travolta, au point où j’ai décidé d’embrasser la carrière de présentateur. Le dîner des cons de Thierry Lhermitte m’a tellement fait rire que je m’en souviens toujours.
Je lis très peu, à cause de mes activités de présentateur à la télévision


Impressions

Jean Olivier Owona, présentateur télé : Décontracté et très professionnel
J’ai eu le privilège d’apprendre aux cotés de Foly, tout ce que j’exprime aujourd’hui professionnellement. Lorsque nous arrivions à la sélection de Délire, j’étais toujours impressionné par la rigueur et la décontraction de celui que j’admirais à la télé, tout jeune. Avec le temps, je comprends que très jeune, du temps où il était en France avec ses parents, il a dû voir la télé au point de l’intégrer dans sa vision. Il ne faisait rien comme les autres. Et surtout, tout paraissait facile lorsque c’était fait par lui. Il a été très marqué par les rumeurs dont il a été le sujet. Foly

Ton’s Muna, ami : Déterminé et fidèle en amitié
Il y a quelque chose de remarquable chez Foly. Lorsqu’il y a une décision importante à prendre, il ne recule pas face aux obstacles éventuels. Il est très cohérent avec lui-même. Il sait assumer ses échecs, mais  il sait revendiquer avec la même ostentation ses succès. Il sait être solidaire des causes justes et ne recule devant aucune forme d’adversité lorsqu’il se sait dans son bon droit. Je voudrai m’en tenir à l’un des combats pour lequel il ne reculerait devant rien, celui qui oppose la Cameroon music corporation, Cmc, au ministère de la Culture. Pour lui, la seule décision qui vaille, dans ce qu’il considère comme un déni de justice, c’est le respect de la décision de la Cour suprême qui a désavoué l’Etat du Cameroun.


Acquis : Une fabrique de stars nommée « Délire »

La plus ancienne des émissions de variétés musicales à la Crtv a été le tremplin de plusieurs vedettes de la chanson camerounaise.

Il yen a qui, pour rien au monde, ne rateraient la diffusion de « Délire ». C’est que, l’émission créée en 1991, reste l’une des meilleures audiences télé au Cameroun, alors même que l’audimat a désaffecté la chaîne publique. Diffusée tous les samedis dans la tranche horaire 10-11 heures, rediffusée le mercredi entre 15h30 et 16h30, le programme est un concentré de variétés musicales, où des jeunes viennent pasticher leurs idoles, dans une ambiance karaoké particulièrement électrique. Sous le coaching bienveillant de Foly Dirane.

« J’avais perçu un besoin chez les téléspectateurs de la Crtv, à qui il manquait cruellement une émission de variétés musicales, c’est ce qui m’a inspiré Délire », rappelle Foly Dirane. La première de cette success story a lieu un 1er avril 1991. Le jour idéal pour dire des mensonges, sans en payer un quelconque prix. « Je revois l’air dépité de Denise Epoté, lorsque je lui annonce que la diffusion de Délire n’aura pas lieu », se rappelle Foly Dirane. La présentatrice du journal télévisé en français avait gobé le poisson d’avril. Foly avait fait mousser l’affaire, grâce à teasing digne d’être enseigné dans les écoles de pub. Des stars de renommée mondiale avaient été annoncées dans ce qui allait être un plateau de rêve. Un casting de choix va être fait. Johny Halliday, Tshala Muana, Beko Sadey faisaient partie de cette première de «Délire». L’émission va être enregistrée dans le plus grand secret. Le jour de la diffusion, Denise Epoté, qui a eu le temps de se remettre de son incrédulité, va jouer le jeu du poisson d’Avril. A la fin du journal, de sa plus belle voix, et de sa plus grande solennité, elle va annoncer, un trémolo d’émotion dans la voix, que la diffusion annoncée pour la fin du journal n’aura finalement plus lieu, « pour des raisons indépendantes de notre volonté », selon la formule consacrée.

L’annonce aura un effet de deuil dans les domiciles où des gens avaient décommandé tout, pour attendre cette émission tant annoncée. « En 2001, j’ai rencontré une dame qu’un ami m’a présentée. Alors qu’elle paraissait joyeuse, son visage s’est refermé tout de suite après qu’elle m’ait salué. Je ne comprenais pas ce qui avait pu la rendre subitement triste à ma vue. Elle s’est excusée et nous a plantés là, mon ami et moi. C’est plus tard que j’ai appris qu’elle avait eu un accident, le jour même de la première diffusion de Délire ». La pauvre dame, qui avait décidé de faire le deuil de l’émission qu’elle attendait, avait dû rappliquer à la maison, lorsque le générique de l’émission a commencé à passer. Une clameur a envahi les domiciles, et la dame a tenté de rejoindre chez elle rapidement. Elle a eu un accident chemin faisant, et porte pour l’éternité de cette soirée d’émotion qui s’est transformée en cauchemar.

«Délire a produit plus de stars au Cameroun que la star Academy en France», affirme Foly Dirane, pince-sans-rire. Le présentateur revendique avoir formé, puis aidé à l’éclosion de 42 musiciens. Parmi les plus connus, Jacky Biho, Chris Badd, Guy Manu, Junior Sengrad, Ange Bagnia, Clarisse Valery, Ashley Stéphanie, Eric Marlou... Des groupes aussi : Apocalypse, Union Force, Natural DC, Dirane Posse. Des présentateurs aujourd’hui célèbres y ont fourbi leurs premières armes, du temps où ils étaient simplement membres des Mercenaires rouges », le club que Foly a constitué pour lui servir de laboratoire. Jean Olivier Owona travaille désormais à la Crtv. Nadine Patricia Mengue présente à 3A Télésud. Gervais Meyomesse est cadre à la Camtel d’Ebolowa. Félix Epolé est cadre à l’Agence de régulation des marchés publics. Achille Bindzi est clerc de notaire. Tatiana Tafen Amougou, son actuelle compagne, est animatrice à Radio Vénus. Tous n’ont pas suivi la trajectoire de leur mentor, mais ils lui vouent un culte pour l’influence qu’il a eu dans leur vie.

C’est fort de ce qu’il considère comme succès que Foly continue d’entretenir le mythe Délire. Balloté d’un cabaret à l’autre, au gré des humeurs des propriétaires, Foly traîne sa joyeuse bande de «Mercenaires rouges» tous les dimanches, pour une séance de répétition et de sélection de ce qui va constituer le menu de l’émission du samedi suivant. Les séances ont d’abord eu lieu à Ampoule rouge. Le cabaret de Jean Baptiste Tchoula a accueilli la bande à Foly pendant quatre ans avant qu’un différent ne vienne à opposer quelques membres de l’équipe au propriétaire. Plusieurs sites ont ensuite été exploré, avec à chaque fois une infortune. Tsinga, le Mimao, et même des domiciles particuliers. Depuis deux ans, Délire a investi le cabaret Mercure plus au carrefour Intendance à Yaoundé. Chaque dimanche, des jeunes viennent se mettre à l’école de leurs stars. Demain peut-être, ils leur ressembleront.

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