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19
Mar, Sep

Economie

Révélation faite par le Fonds National de l'Emploi  
  
S'appuyant sur les chiffres du Bureau international du Travail (Bit) et de l'Institut national de la statistique (Ins), le Fonds National de l'Emploi (Fne) vient de rendre public des chiffres sur le chômage au Cameroun.

 

Selon cette structure, bras séculier de l'Etat en matière de promotion de l'emploi dans notre pays: Globalement, le taux de chômage est de 4,4%. Au niveau du chômage élargi, le Fne parle d'un taux de 6,2%. Et dans les villes de Yaoundé et Douala, l'on note respectivement les taux de 14,7% et 12,1%. Des chiffres qui peuvent quelque peu susciter la curiosité de plus d'un, au regard de la précarité qui règne dans les ménages camerounais.

«Il y a deux catégories de chiffres qu'on avance: au niveau global, c'est-à-dire que, dans l'ensemble du pays, le taux de chômage au sens du Bit c'est 4,4%; il y a maintenant le taux de chômage élargi, c'est-à-dire que nous on se dit qu'en plus de la division du Bit, il faut adjoindre ceux qui sont découragés, parce que le chômeur c'est celui qui ne gagne pratiquement rien, qui est à la recherche active d'un emploi.

Il y a aussi d'autres chômeurs qui ne sont plus à la recherche du travail parce qu'ils sont découragés. On combine donc tout cela, et ça fait un taux de chômage de 6,2%», explique Ella Ella Amos, directeur de l'informatique et coordonateur du projet de renforcement des capacités de l'information sur le marché de l'emploi au Fonds national de l'Emploi.

Qualifications

Il ressort de la publication du Fne que le sous-emploi, le mal le plus enraciné au Cameroun, avec un taux global de 71,5%. «Quelqu'un peut avoir un Baccalauréat, mais se retrouver à vendre des oranges ou des arachides en bordure de route. Pour lui, il est en sous-emploi parce que ce travail n'est en adéquation ni avec ses compétences, ni avec le niveau de vie. Donc, il est en sous-emploi par rapport à ses compétences, par rapport au revenu et aussi par rapport aux conditions de travail», croit savoir Ella Ella Amos.

Avant de poursuivre: «C'est le sous-emploi qui rend fidèlement compte de la réalité de nos économies. Il y a des gens qui ont certainement un boulot, mais pour la plupart du temps, c'est des petits boulots qui sont en inadéquation avec leurs différentes qualifications, et qui sont mal rémunérés».

S'il y a une certaine propension à opter pour des activités peu ou mal structurées, c'est que «les gens ne peuvent pas s'asseoir et attendre que le travail vienne les trouver sur place. Ils préfèrent donc s'occuper à de petits métiers qui sont pratiquement des non-métiers, des métiers intérimaires qui rentrent donc dans le sous-emploi», relativise M. Ella Ella.

© Mutations : JEAN DE DIEU BIDIAS

 

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